Autisme et traitement hyperbare
Régénérer des cellules inactives ou endommagées
ou créer des circuits électriques dans le système nerveux !
Annie Préfontaine, Québec, septembre 2010
Au-delà de la maladie psychiatrique, l’autisme est de plus en plus considéré comme une susceptibilité génétique qui ferait que nos enfants ‘’gèreraient’’ mal une trop importante exposition à des substances potentiellement toxiques. Le résultat serait une dysfonction de plusieurs métabolismes de réponses et de réactions à ces toxiques, dont les mécanismes de méthylation, de la réaction au stress oxydatif, de la fonction normale de l’intestin et de la régulation du système immunitaire. Tous ces dysfonctionnements ou ces débalancements dans l’organisme affectent le système nerveux et auraient pour conséquence un spectre de comportements atypiques, allant des troubles de la communication aux troubles de la coordination, en passant par l’isolement social, les hypersensibilités, l’hyperactivité, le déficit d’attention, les stéréotypies, et les troubles du sommeil. Toutes ces difficultés forment un cocktail explosif qui se répand dans notre société comme une épidémie et que l’on étiquette sous l’effigie ‘’Autisme et troubles envahissants du développement’’.
Quel est le mécanisme d’action de l’oxygène hyperbare?
Partant de la prémisse qu’un gaz comprimé est plus susceptible de se dissoudre dans un liquide, dans le cas de l’oxygénothérapie hyperbare, le gaz est l’oxygène et le liquide, le sang. Lorsque l’oxygène est comprimé (sous pression), il se dissout dans le plasma. Le plasma circule alors plus aisément dans les cellules, permettant à l’oxygène d’atteindre plus profondément les tissus endommagés, comme dans le cas des lésions neurologiques dans le cerveau des personnes autistes.
Normalement, l’air que nous respirons contient 21 % d’oxygène. Cet oxygène se fixe entre 93 et 98% aux globules rouges du sang en passant par les capillaires des poumons, ce qui est habituellement suffisant pour nos activités quotidiennes. L’utilisation d’une concentration à 100% d’oxygène, comme les bombonnes des plongeurs et les caissons que l’on retrouve en milieu hospitalier, peut s’avérer nécessaire dans certains cas, comme pour un plongeur qui souffre du mal de décompression, ou pour certaines lésions qui ne parviennent pas à cicatriser. Cependant, à une aussi forte concentration et à pression élevée, il y a risque d’explosion, et l’oxygène pouvant devenir toxique peut même être une cause du stress oxydatif. À la lumière des dernières études, on commence à se rendre compte que lorsque l’oxygène est utilisé à de plus faibles concentrations et à une pression moins élevée, ses effets sur les multiples systèmes de notre organisme semblent excellents. Dans le cas des lésions au niveau du cerveau, une pression plus faible semble donner de meilleurs résultats qu’une pression élevée.
La chambre hyperbare portative : l’homéopathie de l’oxygénothérapie !
À l’intérieur d’une chambre hyperbare à basse pression, on a une pression de 1,3 atmosphère, ce qui est similaire à la pression que l’on aurait au fond d’une piscine d’une profondeur de 11 pieds. Si l’on utilise un concentrateur d’oxygène, on accroît le contenu en oxygène à l’intérieur de la tente autour de 26-28 %, et on retire la majeure partie de l’azote contenu dans l’air ambiant. Ce serait ce type de traitement tout en douceur, sans agression, ne causant pas de stress oxydatif, qui serait le plus favorable à la reconstruction ou la régénération de cellules inactives ou endommagées. On parle ici de traitement à long terme, entre 80 et 200 plongées. Selon l’étude sur l’utilisation de la thérapie hyperbare basse pression pour les enfants affectés par l’autisme ‘’Hyperbaric treatment for children with autism : a multicenter, randomized, double blind, controlled trial’’[1], les enfants autistes ayant reçu 40 sessions d’une heure du traitement hyperbare à 1.3 atm et 24% d’oxygène ont eu des améliorations significatives dans le fonctionnement global, la réceptivité au langage, l’interaction sociale, le contact visuel et la conscience sensorielle comparativement aux enfants qui ont reçu de l’air ambiant (21%) légèrement pressurisé (1.03 atm) ( Dr Daniel Rossignol et Collègues). Fait intéressant à noter : le placebo utilisé (1.03 atm et air ambiant) donnait quand même des résultats, ce qui porte à croire que le simple fait d’être sous pression suffirait à fournir à l’organisme les conditions favorables à la réparation ! ( Voir figure 1)
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En surveillant l’activité cérébrale par tomographie, on peut constater qu’il y a régénération apparente des tissus. En visitant l’adresse suivante : http://www.hbot4u.com/brainscans.html, vous pourrez observer les images du cerveau d’un autiste de 17 ans (figure2) : le mauve/bleu représente une circulation et une activité faibles (neurones latents ou inactifs), le vert/ jaune/rouge puis le blanc montrent une activité cérébrale activée. Dans la deuxième série d’images, on peut voir l’activité cérébrale de ce jeune homme après 50 traitements hyperbare. Remarquez l’amélioration importante à l’avant du cerveau, dans la zone des habiletés sociales, puis de chaque côté, aux lobes temporaux, zones du langage.
Est-ce que l’oxygénothérapie hyperbare est LA solution miracle ?
La diète SGSC n’est pas une solution miracle, pas plus que la thérapie hyperbare ni la vitaminothérapie ou autre. Pour traiter l’autisme, il n’existe pas de recette miracle. Il en va de même pour la thérapie hyperbare. Il s’agit d’un tout, d’une approche globale. Une fois les allergènes retirés, l’environnement adapté, l’intestin réparé, l’organisme détoxifié et les cellules cérébrales régénérées, ces cellules doivent tout de même être stimulées (thérapie comportementale intensive) et être maintenues dans un milieu favorable et sain (supplémentation adaptée). Aucune de ces approches n’est miraculeuse, mais on peut affirmer qu’elles sont plutôt complémentaires.
Témoignage
Dès les premières plongées, mon fils Cédric a aimé l’expérience et demandait lui-même à aller jouer dans ce qu’il appelle son ‘’sous-marin’’. À partir de dix descentes, nous avons noté des commentaires de plus en plus positifs de la part de ses intervenantes et éducatrices : plus d’interaction avec ses compagnons, crée de plus en plus de liens, meilleures réponses verbales, meilleure compréhension du langage, plus ‘’présent’’. À la maison, il cherche et demande davantage notre présence plutôt que de s’adonner à ses jeux en solitaire comme il en avait l’habitude. Son langage est à son meilleur jusqu’à ce jour, et il semble évoluer également au niveau du langage réceptif car il comprend vite les consignes et gèrent plus facilement les situations contraignantes, comme devoir faire une chose avant de passer à une autre, ou faire une chose plus tard ou un autre jour. Nous notons moins de comportements répétitifs et obsessifs. Par exemple, il a récemment acquis la maîtrise et l’utilisation de la souris de l’ordinateur et, pour le moment, il ne semble pas nécessaire d’encadrer ce nouvel intérêt en terme du durée. Il a aussi commencé à faire certains jeux de mots et à en rigoler. Nous sommes très confiants quant aux bénéfices de l’oxygénothérapie hyperbare pour lui. Notez qu’il reçoit une thérapie comportementale intensive (ICI) à raison de 20 heures/semaine depuis bientôt deux ans, qu’il suit un régime sans gluten ni caséine, sans soya, sans œufs et sans oxalates, et a une supplémentation personnalisée.

La chambre hyperbare, le compresseur, le concentrateur et un petit frigo pour refroidir l’air

Cédric à l’intérieur de la chambre hyperbare (août 2010, 33e plongée)
[1] “Hyperbaric treatment for children with autism: a multi-center, randomized, doubleblind, controlled trial” a clinical trial carried out by Daniel A. Rossignol, Lanier W. Rossignol, Scott Smith, Cindy Schneider, Sally Logerquist, Anju Usman, Jim Neubrander, Eric M. Madren, Gregg Hintz, Barry Grushkin and Elizabeth A. Mumper, is the controlled trial that has got the autism world talking.
[2] Defeat autism now ! www.autism.com
En complément, vous pouvez trouver plusieurs vidéos sur youtube concernant la thérapie hyperbarique et l’autisme. J’affectionne particulièrement l’histoire de Viktor ici